RETROUVER CONFIANCE ET ESTIME DE SOI ?

Chaque nouveau défi est une source de stress : « Vais-je être à la hauteur ? » Vous ne voyez que vos défauts. Pire, vous êtes persuadé que les autres ne voient que ça de vous. Une remarque, une critique… Et c’est comme si un pic vous transperçait le cœur. Un compliment ? « Mais non, c’est parce que j’ai eu de la chance … »… Et vous remettez cela à la chance. Et si le fond du problème était une faible estime de vous, un manque de confiance en vous… voire les deux ?

La confiance en soi et l’estime de soi : les fondements d’une vie épanouie… ?

Depuis quelques années les thèmes de l’estime et de la confiance en soi inondent les rayons des livres de développement personnel, les réseaux sociaux… et même, alimentent les débats. :  Idéalement, toute vie heureuse et épanouie reposerait sur ces deux piliers. ! Mais en réalité, Même si ces termes nous semblent familiers, peu d’entre nous savent les définir.

Alors, voici une petite clarification de ces notions :

L’estime de soi est l’appréciation favorable que l’on a de nous-même :

  • Ce que l’on pense de soi
  • Ce que l’on fait de sa vie.

C’est un jugement à propos de la valeur que l’on se donne. Nous pourrions résumer cette expression par s’aimer et se sentir aimé.

La confiance en soi est un sentiment d’assurance et de sécurité à propos de soi.  Elle s’applique à notre capacité à agir :

  • C’est penser que l’on peut compter sur soi pour faire face aux circonstances et aux défis de la vie.
  • C’est reconnaître ses propres compétences, ses talents.

Le manque d’estime et de confiance en soi reflète nos histoires identitaires blessées.

Pour retrouver confiance et estime de soi, il s’agit en premier lieu, d’identifier l’histoire que vous vous racontez sur vous et sur vos compétences.

On se raconte des histoires en permanence. Celle de notre vie, de notre identité, de nos réussites, de nos échecs, de nos manques, de nos défauts …

Les expériences passées, les préjugés sociaux, familiaux, ont laissé des traces sur la perception que nous avons de nous-même et de nos compétences. Les mots que nous nous répétons en boucle, sont importants. Ils influencent la perception que l’on a de soi et également l’impression que l’on donne aux autres. 

Dans un premier temps, un travail d’introspection sur papier vous aiderait à déterminer votre mode narratif favori :

  • Que disait-on de vous quand vous étiez petit ? Est-ce encore bien éloigné de l’image que vous avez de vous-même actuellement ? Quelles sont les pensées qui laissent place à la chance, à la malchance ou encore à la posture de victime ou celle du sauveur. Quelles sont celles qui parlent de vos défauts, de vos manques, de vos échecs ?
  • Acceptez-vous les compliments ? Vous justifiez-vous ? Ou en acceptez-vous la responsabilité ?
  • Vos bonnes idées tiennent-elles du hasard ? Célébrez-vous vos succès ou les minimisez-vous ? Les petits comme les grands ?

Dompter ses peurs, maîtriser sa confiance au quotidien : une fausse bonne idée !

Aviez-vous remarqué qu’à l’origine du manque d’estime et confiance en soi, il y a des peurs ? La peur de ne pas être à la hauteur, de commettre des erreurs, celle de ne pas être intéressant ? La peur du regard de l’autre au travers de son jugement.

Notre système nerveux gère notre survie en lien avec notre cerveau émotionnel. C’est un système de détection intégré qui fonctionne comme un radar. Il scrute en permanence l’environnement à la recherche de signaux de sécurité ou de danger.

Les expériences négatives passées, notamment les traumatismes développementaux relationnels lorsque nous y sommes confrontés de manière chronique, peuvent dérégler notre système nerveux. Il peut s’agir aussi de maltraitance, de dévalorisation, de négligence, d’un manque de sécurité pendant notre croissance ou encore d’environnements insécures tel que la pauvreté, la discrimination, la violence.

A partir de l’enfance et jusqu’à l’âge adulte, le système de détection du système nerveux peut devenir défectueux, signalant constamment un danger même lorsque nous sommes en sécurité. Parler en public peut nous faire très facilement perdre confiance en nous.  La cause est souvent la peur du jugement des autres. C’est comme si un système d’alarme signalait constamment un incendie alors même qu’il n’y a ni flamme ni fumée. Il nous fait ressentir de la peur alors qu’aucun danger ne nous menace réellement.

Tout au long de notre vie, la perception que nous gardons de ces événements traumatiques laisse comme des empreintes sur notre système nerveux. Notre cerveau y associe des pensées que nous portons sur nous-même. Et nous faisons de cette perception biaisée, notre réalité.

Si pendant votre enfance, vous associez vos bonnes notes au fait que vous êtes quelqu’un de bien, cette croyance limitante pourrait déteindre sur la perception de votre valeur : « mes réussites prouvent ma valeur ! ». Vous allez alors penser inconsciemment que pour vous aimer et être aimé, vous devez soit éviter les échecs soit réussir tout le temps et vivre avec cette pression.

Réguler son système nerveux est donc une étape décisive pour retrouver estime de soi et confiance en soi. Notez que la confiance en soi et l’estime de soi sont indépendantes, on peut avoir l’un sans l’autre.

Certains agissent en contrôlant leur peur. Mais ce choix est rarement sans conséquence sur le système nerveux, sur le long terme.

Réécrivez l’histoire que vous vous racontez de vous-même

Une fois le système nerveux régulé, les histoires que vous vous racontiez sur vous et qui vous enfermaient vous libèrent. Vous remarquez alors que la confiance en soi est contextuelle. Vous avez confiance en vous dans bien des domaines finalement … « J’ai confiance en moi dans ce que je sais faire et j’accepte d’avoir moins confiance en moi quand je découvre quelque chose de nouveau ».

Vous faites la différence entre vos comportements et qui vous êtes : « je ne suis pas l’échec ! »

« Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends »

Nelson Mandela

Enfin, vous remarquez comment la nouvelle histoire que vous avez choisie de vous raconter, influence positivement vos comportements. La peur peut demeurer mais elle n’est plus paralysante.

Et si vous vous offriez ce cadeau de devenir votre meilleur ami, dans l’acceptation de ce qui vous rend aussi bien unique et différent des autres.

Je fais partie des accompagnants qui pensent que tout est là, en nous ! Et qu’il suffit de trouver à l’intérieur de soi ce que l’on cherche très souvent, à l’extérieur de soi : la validation des autres, la reconnaissance, la sécurité affective…

Article écrit par notre conférencière référente Tipi Community : Mayannick Rémir Thérapeute en régulation émotionnelle.

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